Je ne sais pas si vous avez lu notre papier “Les limites de la retouche”, écrit par notre journaliste Ericka Weidmann dans Réponses Photo 386. Celui-ci revient à la fois sur l’histoire de la retouche, mais aussi sur où des photographes, retoucheurs, journalistes estiment dans leur domaine les limites de la retouche.
Pour prolonger ce débat, on aimerait bien savoir quelles sont pour vous les limites de la retouche ? Où doit-on placer le curseur et dans quel contexte ?
pour moi la seule limite est le message que l’on veut faire passer.
D’abord je considère que la retouche commence dès la prise de vue avec le choix de la focale et de son ouverture (déjà rien que ça, ça fausse la réalité) et s’il y à de la lumière artificielle.
pour ce qui est de la retouche numérique tout dépend si l’on veut que la photo soit informative/journalistique alors là elle doit être au plus proche de la réalité (traitement de base). Pour le reste, c’est à la créativité de chacun.
rappelons que la retouche fait partie de l’histoire de la photographie depuis ses balbutiements.
elle a les limites que l’on veut qu’elle ait….la retouche est variable et variée, existe depuis la nuit des temps…..et est cadré par l’utilisateur qui définit ses axes d’aucuns diront je ne retouche pas c’est brut parce que je ne triche pas avec la réalité….d’autres inventeront un univers personnel pour raconter d’autres histoires, par un biais autre et ouvriront un espace personnel fantasmé. Contrairement à la peinture ou ne critique pas le surréalisme, souffre du manque de réalisme des acteurs du fait de leur opposition les uns envers les autres et au fait que réfractaire au changement ou opposé à l’évolution pourtant récurrente des pans entiers d’acteurs oublient de prendre le train s’attachant a des poncifs et des positions ….conservatrices. Bien sur il ne faut pas transformer la réalité quand on est journaliste mais valoriser son image avec les possibles pour qu’elle soit au mieux …car sous l’agrandisseur ça se faisait aussi ….bien sur il faut absorber les nouvelles voies d’expression photographique hyper retouchée et ouvrir la catégorie image artificielle via l’iA car l’humain est bien toujours au centre de la création et du pilotage de l’outil qui n’est qu’un moyen et pas une subrogation bref ….il n’y a pas d’interdit ni de limite juste des possibles a gérer …..et la triche et le mensonge ou a démasquer ou a règlementer !
L’épisode sur France Culure est interressanrt mais on y parle surtout de photo-montage. C’est tout de même différent de la retouche. N’est-ce pas?
La retouche c’est un vaste sujet, c’est peu de le dire.
Quelques idées pour en discuter.
Partant du fait que même aujourd’hui il n’existe pas de support capable de capter tout ce que l’oeil humain est capable de voir grace aux retouches effectués par le cerveau, toutes les retouches de luminosité, contraste… sont bienvenues pour tenter de reproduire ce que l’on pense avoir vu.
Personnellement je ’n’aime pas le HDR.
Ensuite tout dépend du but poursuivi. Dans le cadre documentaire on ne devrait rien ajouter ni rien retrancher. Dans tous les autres cas il me semble que l’on doit se sentir libre. Rien de plus frustrant qu’une pancarte mal placée dans une exposition par exemple ou sur une belle devanture. De ce point de vue il me semble que le noir et blanc est un peu plus tolérant.
Recadrage ou non?
Personnellement je suis content quand une photo est bien cadrée dès la prise de vue. Ceci dit, de plus en plus souvent je cadre large pour me donner un peu de marge. Aujourd’hui avec tous les pixels à disposition ce serait dommage de ce priver de degré de liberté.
Par contre une photo produite par untel ne devrait pas être recadrée par autrui!
Pour moi la retouche consiste essentiellement à recadrer, retrouver les bonnes couleurs, surtout pour les photos prises en basse lumière, et éliminer les éléments qu’on ne peut pas toujours éviter à la prise de vue. J’utilise Luminar Néo, qui propose des tas de réglages tout prêtes (luts?) dont je ne vois pas l’intérêt. Par contre je n’arrive pas à obtenir une couleur naturelle avec le logiciel…
Il s’agit du dossier publié dans Réponses Photo dans notre numéro paru en janvier (386). Ericka Weidmann est journaliste pour le magazine et aussi rédactrice en chef de 9lives magazine.