Pour les amateurs du monochrome et de ce pan incontournable de notre Art.
J’attaque avec un mythe de l’Automobile Française.
Une voiture si moderne pour son époque, révélée au Salon 1934, qu’elle n’a rien à envier aux autos actuelles. Freins hydraulique, carrosserie monocoque, roues avant motrices, tenue de route qui n’a rien à envier aux “modernes” : l’essentiel était déjà là.
Le tout enrobé par le sublime dessin de Flaminio Bertoni.
Quel dommage qu’André Citroën ne sut jamais que sa merveilleuse création allait être produite pendant plus de vingt ans, et seulement remplacée par une autre révolution au Salon 1955 : la DS.
Imaginez-vous, ouvrir les portes d’un vieux garage, et la lumière tombante d’une verrière…
… Et je vais vous surprendre peut-être encore plus, mais sachez que la Traction devait initialement sortir avec une boîte automatique.
De série.
En 1934.
Et oui !
Les essais de cette boîte ne furent malheureusement pas concluant. C’est par manque de temps et de perfectionnement que le bureau d’études Citroën fût forcé d’abandonner ce raffinement et de concevoir à la va-vite une boîte manuelle à trois rapports, dans un empressement qui en fît le seul point faible de cette voiture, où le changement de vitesses est toujours un exercice délicat.
Je me trouvais sur… Le parking d’un centre commercial. Je sortais d’un magasin lorsque j’ai tout d’abord remarqué ce nuage, interpellé par sa luminosité, sa texture, son apparence de barbapapa ou de chantilly pleine de gourmandise.
Réflexe de photographe oblige, je me dit que ça vaut une image, ça tombe bien j’ai l’appareil avec moi. Après avoir déposé mes achats dans la voiture et vissé le 25mm je déambule sur le parking pour trouver une vue moins encombrée par les lampadaires, les parkings en sont truffés.
Soudain je réalise que, de par leur forme et leur position, ils pourraient tout à fait être intégrés à la composition et raconter une histoire. Et me voilà slalomant entre les voitures, pour trouver l’angle qui va me permettre de raconter l’histoire en question… Et puis enfin dans le viseur est apparue l’image, l’angle parfait qui faisait naître les nuages de ces candélabres détournés de leur fonction première.
Pour info, il s’agit d’une Bentley Cresta fabriquée par Facel, avant les Vega.
En aparté sur le sujet de la retouche, sur ce type d’images je n’hésite pas. Et. l’IA est parfaire pour supprimer des affichettes disgracieuses!
Vous ne trouvez pas qu’on dirait une vieille carte postale du Père Lachaise ? Photo prise avec le Retina IIIS et son Xenon 50mm f/1.9 (pellicule ILFORD HP5 400).