Bonjour à tous,
Suite de mes aventures avec l’objectif du jour !
Mauvaise nouvelle en ce mois de juillet 2024 : une inattendue et terrible crise de SACOA m’a frappé au début de l’été. Moi qui pensait passer des vacances tranquilles. Ce fût violent, j’en ai pris plein la tronche. Foutue maladie.
Enfin, mauvaise, mauvaise, je l’ai un peu cherché aussi, je l’avoue. Parce que le dernier arrivé dans ma collection, j’y pensais depuis un sacré moment. Alors certes pas « tous les matins en me rasant » comme le disais un ancien président de la république, mais j’y pensais. Rarement en vente, je ne me posais pas trop la question de le posséder un jour. Juste trop rare et trop cher. Je zyeutais les annonces sans vraiment le chercher en fait. Il était là, dans ma tête, bel objet mais inaccessible et je me disais que l’envie m’en passerai.
Et puis, un matin que je furetais du M42 sur ebay, le voilà qui apparait dans la liste des annonces fraîchement publiées. Vous savez ce qu’on dit : c’est quand on ne cherche pas qu’on trouve. Comme quoi, les proverbes… Bref, le voilà sur mon écran, et moi, la sueur qui perle au front devant la surprise et la décision que je vais rapidement devoir prendre. Car son prix est en dessous de la moyenne constatée, il est propre pour son âge, le vendeur est un professionnel basé en France et accepte les retours. Tous les feux sont au vert pour que j’y aille !
Mais je n’y vais pas.
Je n’y vais pas parce qu’il faut quand même que je réfléchisse un peu. C’est qu’il n’est pas donné non plus le bestiau ! Je laisse s’écouler quelques jours qui relèvent de la torture, car je ne peux m’empêcher de regarder les annonces chaque matin, dans la crainte qu’il ne soit vendu. J’en ai envie et j’ose pas… Il va partir, c’est sûr. Punaise, le lendemain il est toujours là, il m’attends, me regarde, m’appelle, me supplie, il faut que je me décide. Je tourne en rond au point de commencer à creuser un sillon sur le parquet de mon salon. Tant pis, je rogne sur un autre budget. Je devais me racheter des batteries de rechange, elles attendront (les chinoises que j’avais trouvées pas cher pour mon EM5.3 ont fini par gonfler voire font déconner l’appareil, donc là terminé je reprends des Olympus même si ça triple le prix…).
C’est finalement au bout d’une semaine de tourments que je clique sur ce foutu bouton d’achat. C’est une libération. Bon au pire, si j’ai fait une connerie, je le renverrai. Après tout, puisque le vendeur le propose…
Encore trois jours de souffrance dans l’attente fiévreuse de l’arrivée du colis dont j’espère, sans y croire vraiment, que la Poste prendra soin. Tout peut arriver sur les centaines de kilomètres qui me séparent de son vendeur. Habiter dans les Pyrénées, c’est être loin de tout.
Fébrile, le jour J j’ouvre ma boite aux lettres, le colis est nickel, ouf, et enfin, me voici l’heureux nouveau propriétaire d’un…
**Leica Summarit 5cm f1.5 de 1957
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A part un léger dépoussiérage externe je n’ai rien à faire, les bagues tournent nickel, le diaph fait son boulot, les lentilles sont propres pour leur âge respectable de 67 ans. Il manque le bouchon avant, rien de grave. Malgré que ce soit un diamètre bien spécifique de 41mm, un bouchon chinetoque à ressorts de 40,5mm récupéré dans mon vaste bazar qui relève de la quincaillerie photographique tient très bien dessus. Le bouchon arrière fourni n’est pas d’origine non plus, c’est celui d’un Zénit tout ce qu’il y a de plus Soviétique, mais ça je m’en fous, le tout est que les lentilles soient protégées.
Ce n’est pas une faute volontaire, j’ai bien écrit 5cm et non 50mm f1.5 car c’est ainsi qu’était designée la focale des objectifs Leica à l’époque comme vous pouvez le lire sur la couronne frontale. Pourquoi en cm et non pas en mm, ça en revanche je n’en sais rien… Une coquetterie de Wetzlar ? Si vous avez la réponse, je vous invite à compléter ce fil !
Allez c’est parti pour les photos faites avec ce prestigieux ancêtre !
Nico Wayne Toussaint à Jazz In Marciac 2024